Porteure
Membre du laboratoire Dynamiques du Langage In Situ (DyLiS) à l’Université de Rouen Normandie, Véronique Miguel Addisu s’intéresse aux pratiques et représentations des personnes vivant dans un contexte multilingue, avec une double perspective : sociolinguistique et didactique. En collaborant avec les enseignants, elle cherche à comprendre comment les élèves s’approprient la langue de scolarisation en situation éducative immersive en France et à l’étranger et à soutenir par leurs échanges leur développement professionnel.

Enseignants
Très impliqués dans la recherche collaborative LirMondes dès ses débuts, quatre enseignants ont développé des pratiques didactiques et éducatives au plus près de la diversité langagière des familles tout au long du projet.
Alice Motzo-Guérinot est directrice d’école maternelle et enseignante. Elle accorde une grande importance au travail en équipe et à la collaboration avec l’ensemble des partenaires éducatifs. Convaincue que la réussite des élèves repose sur une dynamique collective ; elle œuvre chaque jour pour créer un climat scolaire bienveillant et coopératif, propice au progrès des élèves, au respect et à la confiance. « À travers ce projet, je souhaite favoriser l’inclusion des élèves et de leurs familles, notamment celles éloignées de la culture du système éducatif français, afin que chacun trouve sa place et puisse s’épanouir dans les apprentissages ».
Guillaume Ledemé est enseignant depuis 10 ans et depuis 5 ans en maternelle dans un réseau d’éducation prioritaire renforcée située dans un quartier multiculturel. Pour lui, le thème du projet résonnait avec les idées de son équipe pédagogique cherchant à prendre en compte la diversité culturelle des enfants de l’école. « Depuis, je cherche à développer ma pratique de classe en collaborant avec les équipes des écoles investies par la recherche, afin d’apporter davantage aux enfants pour qu’ils se sentent à leur place à l’école ».
Pour Frédéric Geslin, la diversité et la singularité des élèves a toujours été une priorité. Il a été éducateur puis enseignant spécialisé et enfin enseignant en maternelle. « Aujourd’hui, la prise en compte du plurilinguisme occupe une place centrale dans ma pratique quotidienne pour permettre à chaque enfant de se sentir reconnu, valorisé, accompagné sur le chemin qui les amènera à en faire des Citoyens du Monde, tolérants et respectueux de chacun, tout en respectant l’identité de tous ».
Catherine Mas est enseignante depuis près de vingt ans et a choisi depuis dix ans de travailler dans une école maternelle en éducation prioritaire. Enseigner dans ce contexte a été une révélation et s’impliquer dans le projet a été essentiel : « Sourire et chaleur sont les deux mots qui me viennent à l’esprit quand le pense à mes parents d’élèves. La générosité dans nos relations est intimement liée au multiculturalisme et à la diversité linguistique que j’ai à coeur de mettre en valeur ».

Marine Patinhas-Chaparro, Ludivine Dejoux, Elvire Legendre ont aussi participé aux échanges collaboratifs. Les équipes pédagogiques ont contribué activement aux projets des écoles
Chercheurs
Directeur du laboratoire DyLiS à l’Université de Rouen Normandie, Mehmet-Ali Akinci développe des travaux sur l’acquisition et le développement du langage chez les enfants bilingues dans une perspective psycholinguistique développementale. Il s’intéresse aux contacts de langues dans les contextes d’immigration dans une perspective sociolinguistique.

Sladjana Djordjevic est maitresse de conférences en sciences du langage à l’Université de Haute Alsace (Mulhouse) et membre de l’Institut de recherche en Langues et Littérature Européennes (ILLE, UR 4363). Elle développe des travaux en acquisition et en didactique des langues.

Aurélie Doelrasad est maitresse de conférences à l’Université de Rouen Normandie (INSPE), et membre du laboratoire DyLiS. Ses travaux de recherche s’inscrivent à la croisée des sciences du langage et des sciences de l’éducation et de la formation. Elle s’inscrit dans les champs de la didactique du français et de l’analyse de l’activité (notamment l’ergologie) et développe une approche ethnographique des pratiques professionnelles à l’école maternelle.

Violaine Béduneau est jeune docteure en sciences du langage et étudiante en orthophonie. Elle s’intéresse au développement langagier du jeune enfant avec une perspective plurielle, qui associe approche acquisitionniste et approche sociolinguistique. Sa thèse, soutenue en novembre 2025 s’intitule: Des parents qui éveillent aux langues à l’écοle maternelle : médiatiοns, représentatiοns et dévelοppement langagier de l’enfant.

Eleni Karachontziti est maitresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Rouen Normandie (INSPE) et membre du laboratoire CIRNEF. Elle travaille sur l’éducation à la citoyenneté, aussi bien dans le cadre de l’éducation formelle que dans l’éducation non formelle. En tant qu’ancienne étudiante allophone au sein de l’enseignement supérieur français, elle est très sensible aux élèves plurilingues ainsi qu’aux enjeux liés à leurs inclusion et réussite scolaire.

Malgorzata Jaskula-Lemercier est maitresse de conférences à l’Université de Lille (INSPE) et membre du laboratoire STL. Ses travaux portent sur les pratiques didactiques des enseignants en contexte multilingue, avec une perspective internationale et comparatiste.

Nathalie Thamin est maitresse de conférences en sciences du langage à l’Université Marie et Louis Pasteur, enseignante au département de français langue étrangère. Elle est membre du Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (CRIT). Ses recherches visent à appréhender les parcours de migration et de mobilité contemporaine pour en saisir les effets sur les pratiques langagières, la transmission des langues et les pratiques éducatives. Ils portent aussi sur la scolarisation des élèves bi-plurilingues, le français langue de scolarisation et le développement professionnel des acteurs éducatifs en contexte de diversité linguistique et culturelle.

Ingénieures pour le PIA3
Coline Laboulais est ingénieure pour l’enseignement numérique à l’INSPE de Rouen et au SAPHIRE (Service d’appui à la pédagogie URN). Elle accompagne les formateurs et enseignants-chercheurs à mettre en place des projets pédagogiques innovants grâce à des ateliers, des outils numériques et des méthodes actives. Spécialiste de la ludo-pédagogie et de la facilitation visuelle, elle mobilise ses compétences dans le cadre du PIA3 afin de faciliter des recherches scientifiques inclusives pour un public plus large. Pour LirMondes, elle a créé le glossaire Genially en partant des besoins de l’équipe terrain, et en co-construisant cet outil au fil des observation et remontées des utilisateurs. Une expérience riche et multilingue

Emma Lanarre est ingénieure d’études à l’INSPE de Rouen Normandie pour le PIA3.


